80 ans de la départementalisation : L’heure de la rupture et de l’émancipation pour La Réunion
Ce 19 mars, La Réunion commémore les 80 ans de la loi de départementalisation de 1946. Si cette date est un repère historique majeur dans la lutte de nos aînés pour l’égalité, elle doit surtout être le point de départ d’une réflexion lucide sur notre présent. Giovanni Payet, président de La Voix Citoyenne – La Réunion et candidat aux élections municipales à Saint-Denis, appelle à une rupture nécessaire pour bâtir un nouveau modèle de développement.
Rompre avec un modèle hérité de la colonisation
Quatre-vingts ans après 1946, le constat est sans appel : le modèle de développement actuel de notre île a atteint ses limites. Il nous maintient dans une logique de dépendance économique et de vulnérabilité, directement issue de l’époque coloniale.
Aujourd’hui, il ne suffit plus d’aménager les marges d’un système à bout de souffle. Il est de notre devoir citoyen et politique d’écrire et de fabriquer un nouveau chemin de développement.
Protéger notre terre, notre eau et nos habitants
Ce nouveau chemin doit avoir pour boussole la protection inconditionnelle des Réunionnaises et des Réunionnais, ainsi que la préservation de notre patrimoine naturel commun :
Sanctuarisation des terres agricoles : C’est la condition sine qua non pour marcher vers une véritable souveraineté alimentaire.
Préservation de l’eau : Cette ressource vitale est aujourd’hui menacée et doit être protégée des gaspillages et des pollutions.
Notre environnement n’est pas une variable d’ajustement économique, c’est le socle même de notre survie insulaire.
Faire de la justice sociale un fondement absolu
L’urgence absolue est de faire reculer la misère qui fracture notre société réunionnaise. Ce nouveau modèle doit être l’outil principal d’une lutte implacable contre toutes les injustices.
Dans cette quête vitale d’équité, il faut avoir le courage de lever les tabous : le système de la surrémunération doit être interrogé afin de repenser la répartition des richesses sur notre territoire.
Notre projet doit garantir un droit fondamental et non négociable :
Assurer une activité valorisante à chaque habitant.
Nous ne pourrons pas bâtir l’avenir de La Réunion en laissant une partie de sa population sur le bord de la route.
Renforcer notre robustesse par le co-développement régional
Dans un monde secoué par les instabilités géopolitiques, climatiques et économiques, notre île doit renforcer son autonomie et sa robustesse. Ce bouclier protecteur ne se construira pas dans l’isolement ou le repli sur soi.
Nous devons impérativement tisser de nouvelles solidarités et fabriquer un co-développement sincère et ambitieux avec les îles de l’océan Indien, en particulier avec Mayotte et les Comores. C’est à cette échelle régionale que se garantiront l’harmonie, les équilibres migratoires et la paix pour les générations futures.
Le choix de l’émancipation réunionnaise
En définitive, ce nouveau chemin de développement n’est pas qu’un programme économique : c’est un projet de libération. Il doit fabriquer de l’émancipation pour chaque individu, en lui redonnant le pouvoir d’agir sur sa propre vie, mais aussi pour toute la société réunionnaise qui doit enfin prendre en main son propre destin.
Ce 19 mars ne doit pas être un simple jour de commémoration nostalgique. Il doit marquer l’an 1 d’un renouveau citoyen, politique et économique. C’est ce projet d’avenir que porte La Voix Citoyenne – La Réunion, pour Saint-Denis, et pour toute notre île.
👉 Vous partagez cette vision pour l’avenir de Saint-Denis et de La Réunion ? Rejoignez le mouvement et participez à la construction de notre projet commun avec Giovanni Payet et la Voix citoyenne en cliquant ici.




